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07.02.2012, 19:22
Actualisé le 07.02.12, 19:28

Les musulmans de Suisse organisent leur "parlement"

Les deux principales organisations musulmanes de Suisse préparent l'élection d'une sorte de parlement représentatif de tous les musulmans vivant en Suisse. "Umma Suisse" pourrait voir le jour dès 2013. Cette annonce intervient alors que l'OSCE a encouragé mardi la création d'une organisation faîtière musulmane.

Pour l'heure une commission composée de spécialistes en droit public et de juristes islamiques planche sur les statuts en veillant à respecter le droit fédéral et les législations cantonales. Les travaux devraient être prêts d'ici l'été, a dit mardi à l'ats Farhad Afshar, président de la Coordination des organisations islamiques de Suisse (KIOS).

Election-test

Une élection-test est envisagée à l'automne à Bâle-Ville. Si tout se passe bien, des élections au niveau suisse pourraient se dérouler à l'hiver prochain. Tout musulman domicilié en Suisse, quelle que soit sa nationalité, pourra être candidat.

Représentatif des quelque 400'000 musulmans de Suisse, Umma permettrait à ces derniers de parler d'une seule voix et de transmettre leurs demandes aux instances politiques suisses, voire aussi de donner des recommandations lors de votations.

Affaire des cantons

Chef du Service de lutte contre le racisme au Département fédéral de l'intérieur (DFI), Michele Galizia ne partage pas l'analyse de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Dans son rapport, l'OSCE affirme que le fait que les musulmans reconnaissent leur incapacité à créer une organisation faîtière ne devrait pas être une excuse à l'inaction du gouvernement.

Le dialogue avec les communautés religieuses est l'affaire des cantons. La Confédération ne fait pas du tout pression sur les musulmans pour qu'ils se fédèrent.

Quand les experts de l'OSCE évoquent l'incapacité des organisations musulmanes de Suisse à se fédérer, ils se réfèrent au Conseil central islamiste suisse (CCIS) de Nicolas Abdullah Blancho. Le CCIS a du reste été parmi les premiers interlocuteurs qu'ont rencontrés les experts de l'OSCE, a précisé M. Blancho à l'ats.